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En ROUMANIE et BILAN

La Roumanie est un pays d’Europe du Sud-Est connu pour la région forestière de la Transylvanie, entourée par les montagnes des Carpates. Sighișoara figure parmi ses villes médiévales préservées. Le pays compte également de nombreux châteaux et églises fortifiés, en particulier le château de Bran, au sommet d’une falaise, lié pendant longtemps à la légende de Dracula. Bucarest, la capitale du pays, comporte le palais du Parlement, un énorme bâtiment gouvernemental datant de l’époque communiste.

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Jeudi 24 mai

Je me suis retrouvée seule, Nicole ne m’a pas attendue. Route longue et ennuyeuse, beaucoup de camions évidemment.

Beaucoup de contrôles de vitesse. Et j’ai eu droit à souffler dans  l’alcootest . BEURK BEURK il n’y avait pas d’embout, tout le monde souffle dedans !!!!

J’ai passé la douane, acheté la vignette et changé les sous . Grosse chaleur étouffante 30°, on trouve sur les routes des fraises et des pastèques (souvenirs de ces montagnes de pastèques, lors de notre voyage en Hongrie avec Michel)

Nous avons trouvé des places sur un parking d’hôtel au calme. Grand immeuble d’une dizaine d’étages, on croirait que c’est abandonné, tellement délabré, pas entretenu.

Vendredi 25 mai

Visite de Oradea,(province de Maramures) ville agréable en pleine rénovation. Quelques batiments d’art déco autour de deux grandes places. Une rue piétonne ou commence à s’installer quelques grandes marques.

Je roule à nouveau seule et cette route est très éprouvante, on passe sans arrêt du 50, 60, 70, 90 et 100 sur quelques kilomètres et ça pendant 250 kms. La vitesse dans les villages est de 40, très difficile à maintenir, sachant qu’on peut rouler à cette vitesse pendant 5 /6 kms. Ca c’est la théorie, du moins j’applique, mais les camions me doublent sans problème, ils roulent comme des malades dans les villages.

Sur la route, je m’arrête découvrir un Auchan (rien de particulier) et un Lidl ou il y a les mêmes queues aux caisses. Un petit peu de ravitaillement.

Dans la ville de Sighetu Marmatiei, à la frontière Ukrainienne, je croise JL, Monique et Nicole qui achètent des fraises aux petits vendeurs le long de la route. Cette province est connue pour la culture de fraises. 1 kg à peu près 1€ ; le bonheur !

Nous nous arrêtons à Sapanta, village typique ou l’on croise encore les charrettes et quelques masures. Camping avec électricité et wifi. Tant mieux. Nicole préfère économiser et reste à l’extérieur sur le talus.

Samedi 26 mai

Journée galère, sous un soleil de plomb. Pas un seul endroit ou s’arrêter sur la route, pas un seul endroit ou se poser à l’ombre. A peine une quarantaine de kilomètres à faire pour  aller voir une église en bois peinte . Les villages traversés à 40, se suivent quelques fois et font une distance d’environ une dizaine de kilomètres. En effet, les maisons sont toutes perpendiculaires à la route en alignement et il n’y a pas de chemins transversaux. De plus il n’y a aucun endroit pour stopper. Les gens rentrent directement chez eux ou s’arrêtent devant leurs maisons. Si bien que je n’ai pas osé m’arrêter sur la route pour acheter aux  mamies qui vendent des fruits ou du miel. Sans compter les Abrutis qui roulent très vite même dans les villages. Il n’y a pas moyen de faire demi  tour sur les routes également, car il n’y a que quelques endroits qui vont dans les champs, mais on peut y accéder avec des 4/4 ou des tracteurs. J’ai dû faire une dizaines de kms pour arriver à faire demi tour et je me suis fait peur. Complètement dingue, et toujours pas d’ombre. Pour finir, je suis allée sur le petit parking  à Desesti, près d’une très jolie église en bois du 18ème, le long du cimetière , en plein soleil et me suis installée assise à l’ombre de la voiture. Un orage arrivait avec de gros éclairs au loin, quelques gouttes de pluie ont réussies à rafraichir l’atmosphère.

Dimanche 27 mai

Jour de Pentecôte orthodoxe, il y a des fêtes dans chaque village et pour l’occasion hommes, femmes et enfants portent des costumes traditionnels à chaque villages. De plus, des enfants m’ont dit que c’étaient également les vacances scolaires ! J’ai fait de belles photos et tout le monde était ravi de poser et ils étaient très fiers.

Je suis partie plus tôt que les autres, et j’ai bien fait car le parking du Monastère était archi rempli mais surtout lorsque j’en suis sortie ; il y avait des embouteillages monstres de chaque côté de la route, car les gens se sont garés sur la route et on ne pouvait plus passer. J’y ai échappé, surtout par une grosse chaleur.

Pour se rendre au Monastère à Barsana, je traverse la vallée de Mara, ou se trouvent des villages avec de splendides portes sculptées. Des églises partout et surtout les églises en bois qui sont peintes très colorées et richement décorées.

Comme hier, très peu d’endroits pour stationner. Enfin je trouve sur une route, quelques m2 avec un arbre et de plus il y a un filet d’eau qui ruisselle. LE PIED, je m’installe et reste une heure à écouter l’eau et les oiseaux, j’en profite pour déjeuner et laver la voiture. Au retour, je m’y ré-installe pour lire mon bouquin. Au loin l’orage éclate et il pleut lorsque j’arrive à Viseu de Sus ou nous dormons.

Nous sommes installés sur le parking de la gare. Demain nous prenons le vieux train forestier d’antan, pour un parcours près de la frontière Ukrainienne.

Lundi 28 mai

Nuit horrible, avec tous ces chiens errants qui hurlent et se battent entre bandes rivales. Ca me fait penser à Madagascar et à l’Ile Maurice ou il y a le même problème. Ces nombreux chiens sont redevenus sauvages et envahissent le pays.

A 6 heures du matin, les ouvriers sont arrivés, se sont garés près des campings- car et ont commencé leur journée de travail sans considération avec les pauvres vacanciers !

Nous avons découvert que c’est le lundi de Pentecôte orthodoxe, donc les trains étaient bondés. Nous avons pris un train avec une locomotive à vapeur au bois, ça dégageait bien de grosses fumées grises claires, foncées et noires. A 10h30, nous nous sommes installés dans les wagons extérieurs. Après le contrôle des tickets, distribution gracieuse d’un petit verre de Palinca,  eau de vie de fraises. Un peu dur à avaler le ventre vide mais ON L’A FAIT.

Nous sommes montés doucement par les  forêts  de sapins le long d’une rivière. Très pittoresque avec ses prairies fleuries. Une vingtaine de kilomètres et 2h 30 plus tard, nous arrivons sur un plateau avec des tables et bancs de bois pour pique-niquer. Je me suis offert une assiette « mini » avec 2 côtes de porc et 1 saucisse accompagnées de riz et de chou.Grosse dépense 2, 80€ !!!

Il y avait un petit orchestre et quelques danseurs. Nicole et moi sommes allées faire quelques pas de danse très répétitive aussi entrainante que la maraichine ; ce n’est pas peu dire !

Puis nous sommes redescendus à notre parking sans aucun arrêt. C’était sympa. Belle journée ensoleillée. Hâte de prendre une douche, on a l’impression d’avoir de la suie partout.

Mardi 29 mai

Nous longeons toujours la frontière Ukrainienne , province de Moldavie Bucovine, très connue pour ses monastères aux églises avec des murs extérieurs et intérieurs de fresques colorés et superbes.

Nous passons sans problème majeur le col de Prislop, car la route a été refaite en grande partie. Les voyageurs il n’y a pas si longtemps galéraient sur des routes non entretenues avec de gros trous.

Nous traversons des forets aux arbres immenses, et longeons un certain temps une belle rivière à truites. Somptueux paysages. Il y a encore un peu de neige en altitude.

Nous sommes étonnés de voir toutes ces magnifiques maisons (souvent à étages), fleuries, décorées, en briques ou en bois. Plus de masures, elles n’existent plus ici.

‘Monastère de Moldovita’  (Unesco).L’église est entourée  d’un mur d’enceinte de près de 6 mètres de haut formant un quadrilatère.  L’église est remarquable.

Je me repose à l’ombre d’un seringa, mes yeux se ferment lorsque qu’une moniale m’adresse la parole. Derrière mes lunettes de soleil, elle n’avait pas vu mes yeux fermés.

Nous engageons la conversation, elle parle français très bien mais refuse que je la filme à cause de son accent. Quel dommage, car je ne peux pas de mémoire raconter tout ce que j’ai appris de la vie au Monastère. Elles sont 32 femmes, toutes âgées. Elle a son costume noir et dessous elle porte des collants noirs. Sur la tête, une espèce de chapeau foulard noir qu’elle soulève pour me montrer la différence de couleur de peau. Discussion intéressante.

Je m’arrête en cours de route pour acheter du fromage de brebis, du miel et des bouteilles de sirop de je ne sais déjà plus quelles plantes !!!

Je m’installe à l’ombre sur un parking pour faire mon frichti. La journée se termine à Sucevita sur un parking payant pour la nuit devant le Monastère. Les copains arrivent 2 heures après moi.

C’est surprenant, car  c’est une région comme les Alpes, mais nous ne voyons pas du tout de bétail.

Quelques vaches esseulées dans un pré. Pas de moutons non plus.

Mercredi 30 mai

A Radauti, halte dans la petite ville et chouette je tombe par hasard sur un marché bazar, comme j’adore. Seulement, je   pris assez d’argent sur moi, et je n’ai acheté que du miel de la foret. La mamie m’a offert un flacon contenant du propolis (enfin je crois).

Tout au long de la route, nous croisons maintenant partout les mamies qui vendent leur production. On trouve les fraises, cerises, tomates, pomme de terre, etc….

Je vais visiter à Patrauti, une église Unesco, érigée en 1487. En me trompant d’endroit, je tombe sur la personne qui me conduit à l’église et surtout m’ouvre la porte. L’église de la Ste Croix, est attestée par des documents datant du 18ème siècle.

L’organisation de l’édifice en 3 pièces, est le trait byzantin le plus important.

Cette église est considérée comme ayant la plus ancienne peinture intérieure et extèrieure de Moldavie.

Après avoir déjeuné sous un arbre près de l’église, des tas de charrettes passent pleine de foin, et je  suis  la curiosité’ lors de leur passage devant mon Précieux.

Je poursuis par 2 visites d’églises sur la route et m’arrête dans une grande ville et traine dans les rues.

J’arrive sur le parking ou nous couchons, près d’un grand Monastère, à Targu Neamt.

Nuit assez froide, et les chiens hurlants sont au rendez-vous !

 

Jeudi 31 mai

Aujourd’hui, il n’était pas prévu de faire beaucoup de kilomètres, afin de faire les gorges de Bicaz demain. Nous n’avons pas trop d’informations sur l’état de cette route et avec le camping car de JL et Monique, nous voulons prendre notre temps.

Mais un camion heurte leur rétroviseur, et ils sont coincés sur la route. Comme je suis déjà arrivée dans Piatra Neamt , j’attends des nouvelles.  Je ne vois pas l’interêt de s’arrêter là, Monique me propose de faire les gorges et d’aller au camping pour y rester 2 nuits, ce qui me permettra de me reposer , et eux viendront me rejoindre, avec Nicole.

200 kms plus loin, j’ai fait les gorges , les plus belles du pays, route très éprouvante (comme des gorges) avec des lacets et je n’ai rien vu du paysage, les yeux rivés sur la route et très attentive aux conducteurs d’en face.

Puis après les gorges, une route interminable ou je viens de me rendre compte que je roule principalement en 3ème. Les villages se succèdent (50 à l’heure) sur des kilomètres. Puis une portion à 100 qui dure une dizaine de minutes. Evidemment, ils pètent les plombs et doublent n’ importe où, n’importe comment.

Dans chaque village, il y a des nids de cigognes sur les poteaux électriques. On voit les têtes des bébés qui dépassent.

Vu le nombre de croix fleuries au long des routes (comme en Pologne), je serais curieuse de connaitre le nombre de piétons renversés.

Dans cette contrée, on voit beaucoup plus de gitans le long des routes. Je m’arrête dans un village pour faire quand même des photos de l’artisanat qu’on aime tous (Les petits nains de jardin de toutes les tailles) c’est très gai !

Je trouve le camping à Sighisoara, qui devait être top, avec une piscine. C’est tout petit, à peine une dizaine de véhicules peuvent s’y installer et aucune intimité. De plus, la piscine est en réparation. 80 Lei = 17€ c’est assez cher.

Je ne paie qu’une nuit et je vais trouver un autre endroit ailleurs demain.

Vendredi 1er juin

Sighişoara classée au Patrimoine mondial de l’Unesco est la cité féodale la mieux conservée de Transylvanie. Au détour d’une rue médiévale, on aperçoit la tour de l’horloge, l’église du monastère, ou la maison natale de Vlad Dracul, le père de Vlad Tepeş, dit Vlad l’Empaleur. « Dracul » signifie Dragon en roumain. Il serait né dans une maison de la place centrale  et y aurait vécu entre 1431 et 1435. Héros de la résistance anti-turque, il avait la fâcheuse habitude d’empaler ses victimes…par milliers.  Il est mort décapité après avoir été maudit par le peuple. Voilà l’histoire. Ensuite vient la légende, sortie de l’imagination de l’écrivain irlandais Bram Stoker (1897) qui transforma la vie de ce prince sanguinaire en une sorte d’être hybride, mi-homme mi- vampire… Plus tard, le comte Dracula donnera des idées de film à Murnau, Coppola, Roman Polanski…

Dans le labyrinthe des ruelles médiévales, il n’est pas rare de voir la silhouette étrange de Dracula, sur un panneau publicitaire, un rebord de balcon, un rayonnage de magasin de souvenirs. Les Roumains profitent de son image et l’utilisent dans un but commercial, avec son air féroce et satanique, les dents rougies par le sang, des mains comme des griffes d’aigle, et des ailes de chauve-souris !

Ce matin, visite de la ville et pour quelle raison j’ai mis des chaussures compensées (pas trop mais quand même), j’ai donc regardé mes pieds en priorité pour ne pas me tordre les chevilles sur les gros galets des ruelles. Je suis montée à la tour pour dominer la ville. Un monde fou et des cars d’enfants. Un spectacle également avec maquillage gratuit, ou Minnie, Mickey côtoyait Dracula !

J’y retournerai demain correctement chaussé avec les copains qui vont me rejoindre.

A la seule évocation de la Transylvanie, le nom de Dracula résonne à nos oreilles. A l’ouest de la Roumanie, elle est formée de vallées, plateaux et dépressions. La région a brassé de nombreuses ethnies au cours des siècles, lui donnant un patrimoine culturel exceptionnel. La Transylvanie, ce n’est pas que des forêts épaisses dominées par des châteaux, mais aussi des stations de sports d’hiver ou des villes thermales.

Les forêts de Transylvanie, autour d’Albac, abritent encore des loups et des ours en liberté. Il faut un permis pour les chasser. Les loups dévorent souvent les chiens et les moutons, tout crus. Les ours hibernent de fin novembre à début mars, en attendant le retour du printemps. Omnivores, ces derniers s’attaquent souvent aux cochons. Ils aiment aussi le miel des ruches et les myrtilles des bois qui poussent en abondance.

Chaque année, le canton d’Albac (2500 habitants, 6 communes) en récolte 40 tonnes ! 

J’ai donc changé de camping pour un site en pleine forêt, qui domine la ville. J’apprécie déjà le calme, la fraicheur et PEUT ËTRE pas de chiens. Oui, MAIS à partir de 23 heures, j’entends des BOUM BOUM, des basses et ça jusqu’à 3 heures du mat. Boite de nuit dans le resto !

Et dès que c’est fini, il se met à pleuvoir ; juste quelques minutes mais sur le toit de mon Précieux, ça fait un peu de bruit.

Au petit matin, j’apprécie le calme, la fraicheur (quand même).

Samedi 2 juin

Départ pour visiter le village forteresse de Viscri (Unesco). Absolument superbe, la forteresse est toute petite autour de l’église. On se croirait dans un décor de cinéma. Très beau lit gigogne (voir photo)

Le migrant le plus célèbre  et le plus discret est le prince Charles d’Angleterre.  Issu de la dynastie des Saxe-Cobourg-Gotha, il à des affinités pour les Saxons de Roumanie. Il adore Viscri qu’il aide par le biais de sa fondation pour le patrimoine et y possède une maison où il vient de temps en temps.

Puis après un orage, des éclairs et de la pluie, je vais à Brasov, grande ville avec trop de monde et de voitures. Un centre médiéval avec une grande place et de grandes rues piétonnes. Quelques beaux immeubles. Mais il pleut, et la visite tourne court.

Rendez vous sur le parking de Prejmer ou Nicole se trouve déjà. Nous en profitons pour voir une autre forteresse mais plus grande que Viscri. Magnifique aussi

Dimanche 3 juin

Sur la route, je tombe sur un lac de barrage, très beau.

Puis je trouve également un site avec de grosses sculptures de pierre. Il y avait beaucoup de familles qui pique niquaient. En général, c’est un pays très propre, mais là je pense que les chiens sont venus fouiller les poubelles, car ça volait de partout, ce qu’on peut voir sur les photos. Comme l’endroit était calme et ombragé, j’ai pris la chaise longue et je me suis reposée en lisant mon bouquin.

A part ça, rien de spécial, sauf un gros orage qui m’a fait abandonner une route pour aller voir les volcans de boue. L’eau ruisselait de plus en plus fort et toutes les voitures descendaient alors que j’étais la seule à monter ! J’ai fait demi-tour, car je balisais un peu devant l’eau sur la chaussée. Une fois de retour sur la grande route, je m’aperçois sur le GPS que c’était la route prévue pour coucher le soir. Rebelote, 8 kms à nouveau mais heureusement le soleil était revenu.

Sur le parking, je recroise des français, camping caristes de Bretagne. Ils étaient sur le bord d’une route pas très loin d’une petite ferme, ils ont commencé à sourire aux enfants et quelques instants après, la maman a apporter une grosse boule de fromage de brebis. De sourires en sourires, cette fermière leur a apporté un gros sac de viande congelée ainsi qu’une bouteille de vin maison, et leur a fait visiter leur petite ferme très très modeste.

Les français ont été invités à prendre  le café et une des gamines qui parlaient un peu l’anglais les a carrément invités à déjeuner avec eux et à partager leur repas. Très gênés les français ont refusé et sont partis, mais heureux de ces moments de grâce.

Et là, chacun peut se poser la question, mais je connais la réponse, du moins la mienne ; jamais je ne ferai ces gestes de bonté, d’amitié, de charité, tout simplement par …. peur, égoïsme, quoi encore ?

Bravo, nous savons plus ou moins que bien souvent c’est toujours chez les plus pauvres, qu’on rencontre le plus de bonté.

Nous avons tous partagé ce vin à l’apéro sur le parking du volcan, et nous avons levé nos verres à cette famille. De plus, le vin était très bon.

Visite du site, c’est drôle de voir ces grosses bulles de boue éclater en faisant de gros BLOF ou GLOUP

C’était marrant, il y avait un couple de mariés, les invités, les femmes en talons et un photographe les prenait en photo, dans la boue !!!! sèche mais quand même.

Lundi 4 juin

Journée de route, pas très agréable. Toute la journée sous la pluie, la grisaille. Nous trouvons le camping et JLuc s’embourbe dans le terrain. Après des essais avec des pelles, des couvertures, il a fallu quand même aller chercher le tracteur pour dégager le camping car.

Nous en avons profité pour diner chez le propriétaire du petit camping, car ils ont été charmants pour aider J Luc.

Entrée : carottes avec poissons fumés (par eux-mêmes)

Plat : 1 gros poisson genre carpe + pleins de poissons (genre sardines) grillés avec pomme de terre

1 bière+ 2 verres d’alcool de prune

Fruits à volonté

La Nicole a bu 2 ou 3 verres d’alcool et en fin de repas, elle a sauté sur le jeune homme qui va nous faire un tour de bateau demain sur le Danube voir les pélicans. Elle l’a jeté sur la table, chatouillé et embrassé, il en pouvait plus de rire. On s’est bien marré.

Mardi 5 juin

Nuit cauchemardesque, avec les chiens et pour le coup, ceux-ci ne sont pas errants, mais domestiqués, ils ont aboyés toute la nuit, de quartier en quartier, puis ont été relayés au petit matin par le poulailler juste derrière mon Précieux ; coq, poules sans oublier les pigeons, le coucou aussi.

Après cette nuit horrible, nous sommes allés faire un tour de bateau sur le Danube 220 Lei = 47€ pendant 4 heures, visiterr le site naturel protégé et voir les pélicans. En ROUMANIE et BILAN pelican_013  bateau_094

Jolie ballade dans un bateau très puissant (130 CH), alors que logiquement on n’aurait pas dû dépasser les 5CH ! Village de pêcheurs, une centaine de personnes y vivent peut être pas toute l’année, car cet endroit est surnommé « la petite Sibérie, et il fait entre -20 et – 40, et tout est gelé.

Florian notre capitaine s’est fait plaisir en poussant le moteur et en me faisant peur !

Florian COSTENCU              Plimbari cu Barca 0751 856 377

Gros orage en fin d’après midi.

Mercredi 6 juin

JL et Monique ne souhaitent pas s’arrêter à la Mer Noire pour 2 nuits et profiter des massages de boue et des soins Spa du bord de mer. Nicole et moi décidons de faire l’impasse sur une ville et d’aller directement à Eforie pendant 2 nuits et nous les rejoindrons plus tard.

MAIS, Nicole ne fait pas confiance à mon GPS et préfère suivre le sien. En fait, j’ai pris une petite route qui a évité la ville de Constanta, et j’ai suivi une jolie route sans aucun camion dans la campagne. Pas moyen de lui téléphoner, elle coupe son téléphone sans arrêt. Véxée (de quoi  je n’ai toujours pas compris ce qu’elle me reproche), Elle rejoint donc JL et Monique.

Tant pis je m’habitue maintenant à voyager seule.

Arrêt dans un petit village ou se trouve un marché. J’ai acheté des cerises à 5 Lei/kg soit 1 €. Je fais la route avec quelques CD que Nicole me prête : Claude François (années 1966 environ) et surtout Mike Brant. Quelle voix bouleversante et puissante. Nostalgie

Arrivée à Eforie Nord ou je trouve un camping dans un ancien complexe sportif 18 Lei soit 4€.

Très calme, près de la mer mais en pleine rénovation et juste propre. Malgré ça, je reste car je suis juste à côté des grands hôtels pour  faire mes soins.

Pas de chance, TOUT EST COMPLET…. Pas moyen de trouver des massages ; j’ai fait tous les hôtels près d’ici et je suis à peu près à 3kms du centre ; trop loin. Juste un hôtel ou je pourrais profiter de la piscine extérieure pour 4€ la journée.

Quant à la mer noire, (un peu moins salée que la Mer morte)  elle est tout près mais il faut faire une centaine de mètres de plage en plein soleil pour l’atteindre. De plus, Monique m’a prévenu que le sel sur une peau fragile comme la mienne fait mal si on ne se douche pas de suite.Gif Baignade

Cette ville me fait penser à la Bulgarie, aux Sable d’Or ; (d’ailleurs je suis à une centaine de kilomètres de la frontière bulgare), avec ses bâtiments abandonnés ou en rénovation. Dans quelques années, tout sera prêt pour accueillir du tourisme de masse. Pour l’instant la saison n’a pas encore commencé et beaucoup de restaurants sont en travaux et encore fermés.

 Jeudi 7 juin

J’ai obtenu un rendez-vous ce matin pour 15mn de massage à l’huile et 15mn de massage de boue ; le tout pour 51 Lei soit 11€. Le complexe de soins est un ancien bâtiment tout en longueur. Des couloirs rectilignes à n’en plus finir. C’est propre, le personnel aimable, mais pas d’eau dans la piscine intérieur. Je suis rentrée par une autre rue et je n’ai pas vu la piscine extérieure, comme sur la photo.

Ca m’a fait du bien quand même, puis ensuite je suis allée faire quelques courses en ville, puisque j’avais pris mon Précieux et quitter le camping.

Je suis allée déjeuner dans un genre self, et les prix sont au poids ; j’avais pris une boite car je me doutais que je ne pourrais pas finir le plat. J’ai choisi du poisson et en effet, j’en ai rapporté un beau morceau.

En fait, juste à côté du premier il y avait un autre camping, qui ressemble à nos campings, avec de l’espace, des arbres. Juste les sanitaires qui ressemblent à des sanitaires de prison. Tout est aligné, ils ont mis des rideaux aux douches, mais on peut imaginer un ancien camp de prisonniers, avec les WC à la turc. Electricité et wifi, et pour 10 Lei, soit 2,15 € ; Un bonheur, non ?

J’ai retrouvé tout mon petit monde et nous partagerons à nouveau l’apéro ce soir.

Vendredi 8 juin

Après les 180 kms de très belle autoroute, les 30 derniers ont été très stressants en arrivant vers BUCURESTI Bucarest. Pour trouver le camping, il faut faire preuve de sang froid pour affronter les fous du volant.  Pour tourner, il faut couper les deux files en face et ça fait très peur.

Bref, on s’en ai tous bien sortis et nous voilà dans la fôret , à l’ombre de grands arbres. 90 Lei par jour, soit 20€ par jour, mais c’est la capitale.

Demain, bus et visite de cette ville.

Samedi 9 juin

 Au sud de la Roumanie, Bucarest BUCURESTI est la capitale et le centre commerçant du pays.

Heureusement JLuc s’aperçoit que le bus a fait demi tour et repartait dans le même sens. On a fait 4 arrêts et on à donc repris le bon sens mais à pied (environ 3kms). Ensuite, tout est interrogation ; d’abord peu de magasins ouverts , peu de monde dans les rues. Il y a  des boutiques de luxe sur les avenues mais plus de boutiques dans le centre historique.

On la surnomme « le petit Paris des Balkans ». Elle  vaut grandement le détour. Les jeunes créateurs y sont nombreux, des designers de talent y ont installé leur quartier général . C’est une grande ville avec ses bâtiments gigantesques et de grandes avenues. Il y a encore beaucoup d’immeubles pas entretenus, vieillots et très sales. Les hôtels de chaîne internationale jouxtent des églises orthodoxes des XVIIIe et XIXe siècles. Les grandes banques internationales sont toutes dans des immeubles superbes, ressemblant aux banques parisiennes près de l’Opéra.

 Peu d’indications touristiques .  Mais l’architecture est magnifique et lorsque tout sera rénové, rafraichi, ce sera une ville superbe à découvrir. Un petit centre avec rues piétonnes et beaucoup de cafés, restaurants avec terrasses. Très sympa à faire le soir.

 Il y a un  des derniers caravansérails du pays. Parfaitement conservé, cette auberge, qui accueillait les marchands et leurs charrettes de tout le pays, est une bâtisse de pierre et de bois finement travaillée, très représentative de l’architecture roumaine de l’époque, mais une auberge a été construite en 1808 et a investi cet endroit et avec tous les parasols, on ne voit plus rien de l’architecture en bois.

Nous avons beaucoup marché jusqu’à la ‘Petite Folie’ de CEAUSESCU.

 Le Palais du Parlement, ou la Maison du Peuple (Casa Poporului) est la chose la plus proche de l’idée de symbole du Bucarest. Cette structure monumentale déconcertante est le second plus grande édifice administratif du monde, après le Pentagone ; il est souvent comparé avec les pyramides mexicaines ou égyptiennes. Concernant son volume, le Palais du Parlement est aussi le troisième après Cape Canaveral dans les États Unis et après la Pyramide de Khéops. L’édifice occupe 64.800 m2 et a une hauteur de 86 m et une profondeur (souterraine) de 92 m. Le projet a engagé les services d’une équipe de 700 architectes et de 20.000 ouvriers. L’édifice est situé sur la colline Spirii ou de l’Arsenal et à présent il est le siège de la Chambre des Députés et du Senat. Une des ailes est aussi le siège du Musée National d’Art Contemporain. Sans doute, une visite du Palais du Parlement peut être comparée avec une promenade dans un univers du luxe extrême et dans un épisode historique dont l’ironie et la tragédie sont données par la disparité entre les desseins mégalomaniaques de Ceausescu et la destitution du peuple qui a enduré pour des décennies les caprices politiques, culturels et économiques du couple présidentiel le plus sinistre de la Roumanie.

 Halte pour boire un verre, j’ai pris cocktail concombre, gingembre, citron . UN BONHEUR ; il a fait plus de 30°. Retour par le bus, nous passons juste avant le début d’une grande manifestation politique. Des flics partout sur toutes les artères.

Grosse surprise au camping, il y a une agence française de camping caristes, avec 17 véhicules imbriqués les uns près des autres, qui nous entourent. J’ai juste fait demi-tour pour préparer ma sortie demain, car je compte partir très tôt pour arriver avant la foule pour visiter le château de PELES, à 140 kms d’ici.

Dimanche 10 juin

Je suis partie à 7 heures 30 pour me rendre au château de Peles,  le site touristique le plus visité du pays.

Le château le plus grandiose de Roumanie ! Construit de 1873 à 1914 à partir d’étonnants plans de Doderer et Schulz. Au premier abord, le bâtiment fait clairement penser aux châteaux saxons. Mais lorsqu’on regarde dans le détail, de nombreuses autres influences prennent vie. Un peu de Turquie, un soupçon d’Italie, mais aussi une pincée de France mélangée à un style gothique peaufiné, cet édifice est véritablement à l’image de ce qu’est la Roumanie : un carrefour des mondes. Ce remarquable château a été la résidence d’été du roi Charles Ier. Y ont aussi résidé le roi Ferdinand et la populaire reine Maria. Le château a aussi accueilli les délégations étrangères sous l’époque communiste. Il est de notoriété publique que ce château, en vente depuis plusieurs années, ne trouve pas d’acheteur en raison d’un étrange champignon qui se développe en son sein. Les plus grands scientifiques du monde entier sont venus pour découvrir quelle est son origine, en vain.

Le Château de Bran est une magnifique forteresse médiévale de Transylvanie, en Roumanie. Il a d’abord été construit par les Chevaliers Teutoniques au début du XIIIe siècle, et plusieurs propriétaires out contribué à sa construction ou restauration, au fil des siècles. Aujourd’hui, il appartient à la famille des Habsbours et avait été ouvert au public dans les années 50.

 Je ne sais pas si j’ai bien fait car je me suis retrouvée avec des tas de groupes venus en car. Je me suis faufilée et j’ai fait la visite seule, à ma manière pour éviter les groupes. J’ai pu faire de jolies photos et filmé sans trop de problèmes. Château vraiment étrange, très sombre et biscornu qui pourrait sortir tout droit d’un compte imaginaire.

le petit château Pelisor

À quelques dizaines de mètres de son grand frère, le petit Peles se cache dans les arbres. Édifié entre 1889 et 1903 pour le roi Ferdinand Ier, il arbore de belles façades de pierre et de bois. Marie d’Édimbourg, l’épouse de Ferdinand, s’occupa de l’aménagement intérieur. La décoration trahit son goût principalement pour l’Art nouveau, ainsi que le motif récurrent du chardon, qui dénote ses origines écossaises. Mobilier et vases signés par les grands noms de l’époque. Nuit au camping VAMPIRE, les autres sont restés sur un parking et ne m’ont pas rejoints .

Lundi 11 juin

J’ai rejoint les copains sur le parking du château de Bran. L’orage arrivait, j’ai cru que j’avais le temps d’aller acheter des tomates et cerises, je suis revenue trempée. Visite de ce fameux château, lié à Dracula. Quelle déception, je n’ai rien trouvé de beau, d’intéressant à voir . De plus, un monde fou également et il faisait très chaud.

Nous partons ensuite vers la forteresse de Rasnov. Nous prenons un petit train pour monter. Bel endroit, dommage que les boutiques de souvenirs  soient un peu voyantes dans ce décor de cinéma.

Dodo sur le parking gratuit de la forteresse.

Mardi 12 juin

Forteresse de Fagaras, début construction  fin du 14ème siècle, par les princes de Transylvanie. A partir de 1696, est devenue garnison de l’armée autrichienne, hongroise puis roumaine. Prison communiste de 1948 à 1960. On peut y voir quelques pièces intéressantes avec du mobilier , des costumes, des instruments de torture.

Après déjeuner, sous une chaleur torride, direction le Monastère de Sambata de Sus à Brancoveanu ou nous passerons la nuit sur le parking.

Mercredi 13 juin

Après avoir visité une énième forteresse, je n’ai pas trouvé un seul endroit ombragé et sympa pour m’arrêter déjeuner. C’est dingue

Sibiu   

Au pied des Carpates, Sibiu a été la capitale européenne de la Culture en 2007. se trouve en plein cœur de la Transylvanie. Elle est le chef-lieu du judet (région administrative) de Sibiu. Sa population de 137 026 habitants la place parmi les villes les plus peuplées de Transylvanie. Sibiu fut fondée par des allemands au XIIème siècle : les Saxons. Une charte de 1191 indique l’existence et témoigne de l’établissement des colons allemands sur le site du Cibiu en 1143 ; Si la plupart des habitants allemands de la ville émigrèrent dans les années 1970, la ville porte aujourd’hui le nom bilingue de Sibiu-Hermannstadt. La ville survécut à l’urbanisme sauvage de l’époque de Ceausescu ainsi qu’à la seconde guerre mondiale. Son centre est classé au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO. Sibiu a conservé sa forme originelle et recèle de nombreux édifices gothiques, Renaissance et baroques.

En effet, j’étais intriguée de voir sous les panneaux de la région, une traduction qui ressemblait à l’allemand, et je comprends mieux pourquoi il y a beaucoup de gens qui parlent l’allemand.

D’ailleurs au camping, il y a une majorité d’allemands.

J’ai préféré  le confort du camping, même si il n’y a presque jamais d’ombre, mais au moins ça me repose, même si il y a des aboiements de chiens dans la campagne. J’ai fait une lessive parce que laver à la main, c’est pas terrible ! ET je vais prendre une douche et me laver les cheveux. Du luxe ! Les copains dorment sur un parking. Au moment ou j’écris ces lignes, JL et Monique ont changé d’avis et sont venus me rejoindre.

D’ailleurs au camping, il y a une majorité d’allemands.

Jeudi  14 juin

Nuit terrible, un orage a éclater en début de soirée, éclairs, coups de tonnerre, grêlons, pluie torrentielle. Dans mon « Précieux », j’en menais pas large, lui et moi affrontions pour la première fois une tempête.  J’ai quand même dormi au 1er, avec le bruit des grêlons sur le toit à quelques centimètres de ma tête !

Au petit matin, il bruinait et pour sortir du camping, nous étions dans un chemin en descente, et tout en bas une mare de boue attendait le passage des véhicules. Heureusement JL et Monique sont partis en premier et m’ont averti par SM de foncer dans la mare pour éviter de s’embourber. Chose que je n’aurais pas eu l’idée de faire. Quelques véhicules étaient passés et avaient déjà fait de profondes ornières ; j’ai donc foncé, pas fière du tout, mais c’est passé. Ensuite je ne sais pas comment ont fait les autres véhicules ?

Nicole et moi avons passé la journée ensemble. Tout d’abord nous sommes allés visiter un musée en plein air « Astra », pour découvrir sur 42 hectares de prés, de bois, de lacs 340 maisons  rurales roumaines reconstituées avec différents métiers. En semaine malheureusement, aucune animations ni activités. Nous étions peu nombreux à visiter le parc, il a plu toute la matinée, mais l’endroit était très sympa. Pour finir, une dame nous dit qu’il y a une exposition au rez de chaussée, et comme nous ne comprenons pas, elle nous y emmène. Elle parle un peu l’anglais et nous explique un peu les différents costumes de Transylvanie exposés. Dans une armoire ouverte étaient suspendus quelques costumes, elle nous explique que nous pouvons les mettre. Quelle joie, nous étions seules dans la salle et nous en avons essayé plusieurs  et avons joué les stars et pris des photos.

Les jupes des gipsies sont en fait 2 pans avec de tout petits plis ; un pour derrière qui se ferme par un nœud devant et un pan plus large pour le devant  qui se ferme par un nœud derrière. Et c’est assez lourd, je ne sais pas combien il y a de mètres de tissu pour une jupe. On a bien rigolé avec cette dame qui est restée avec nous, qui nous a expliqué qu’elle avait visité Paris ; « c’était très romantique » nous a-t-elle dit.

Puis Nicole a voulu lui donner quelques sous pour la remercier de sa gentillesse, mais elle a refusé et nous nous sommes embrassées. Très bel échange d’amitié.

Il était 2h, nous décidons d’aller sur Sibiu pour faire le marché et déjeuner dans un resto. Nous avons fait 10 fois le tour du marché, les étals magnifiques de couleurs de fruits, de légumes et les prix, les prix dingues.

A 15 heures, nous nous assis pour manger une saucisse, pain, moutarde pour 3 Lei (0, 70 cts) et Nicole a pris une saucisse, 2 côtes de porc, pain, moutarde pour 13 Lei pour à peine 3 € !!!!!!!!

Nous sommes partis du marché vers 17 heures.

En chemin, nous sommes allées à Christian (oui c’est une petite ville) avec une église fortifiée mais surtout  parce qu’il y a énormément de  nids de cigognes. Effectivement, ça fait drôle et surtout en ce moment ou on peut voir l’adulte avec 2 petits. Adorable

Nous avons fini sur le parking d’une ville pour la nuit.

Vendredi 15 juin

Alba Julia, superbe grande citadelle de style Vauban. Il a recommencé à pleuvoir, mais nous avons assisté à une relève de la garde, disons une reconstitution un peu désuète, mais colorée.  Ensuite visite du château de Hunedoara, 14ème siècle. Les innombrables  pièces sont  pratiquement vides.

Puis en sortant de cette ville, nous sommes passés dans un quartier ahurissant, il faut voir les photos de ces maisons sortis de je ne sais quel conte, tant les toits sont waouh ; tout est argent, doré, les portails clinquants en inox ou autres. Bref, j’ai pu filmer et prendre des photos de ces énormes maisons qui appartiennent aux ; en fait je ne sais pas si ce sont des gitans, des roms enrichis, mystère !

Le terrai n du camping ou nous devions dormir est détrempé, j’ai failli m’embourber. Nous avons trouvé un bout de terrain vague dans la campagne. Une mémé est venue nous voir, a baragouiné quelques mots, à emmener Nicole voir son champs de patates. Charmante rencontre. Elle est partie avec quelques boites de conserves.

Plus que 2 nuits et nous quitterons la ROUMA NIE

 Samedi 16 juin

Visite rapide de ruines romaines, puis 150 kms plus loin la dernière ville roumaine TIMISOARA. Je n’ai pas trouvé le centre-ville joli, quelques rues piétonnes, une belle église, peu de magasins, surtout des boutiques de chaussures. Les photos de vêtements dame que j’ai prises sont spécialement pour vous Françoise B et  Line (je sais que vous allez adorer). Je suis partie pour rejoindre le camping , le calme et trouver la wifi.

Croisé un défilé roumain de dizaines de Harley Davidson. moto_030

Je viens de vérifier les photos du blog, je ne comprends pas ce désordre ???     

Au moment où j’écris, je suis installée à côté de mon Précieux, c’est un grand terrain, j’avais refusé de me coller aux deux autres véhicules installés ; et voilà un camping-car qui se colle à moi. Malgré mes remarques pour lui dire qu’il pouvait se mettre ailleurs, il n’a pas voulu sous prétexte que la propriétaire lui a indiqué cet emplacement. Pour le moment, nous sommes 4 collés au bout du terrain. GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR

Dimanche 17 juin

J’ai vite compris mon état d’épuisement, Tourista est venue passer la nuit avec moi.

Passée la frontière Hongroise, achetée la vignette et me voila avec JL et Monique sur le terrain de camping de Mako. Nicole est restée sur le parking.

Je suis dans un état lamentable, molle, froid et chaud, étourdissements passagers. Le temps a changé, il commence à tonner et à pleuvoir. Tout va bien !

 BILAN DU VOYAGE

Partir avec des personnes que l’on connait n’est pas simple, mais partir avec des inconnus, n’est pas évident. S’adapter aux caractères, aux habitudes, aux horaires, au rythme du parcours….

Le plus dur du voyage, c’est d’être toujours ensemble lorsqu’on s’arrête plusieurs jours, devoir s’attendre (moi qui me  lève tôt). Nous avons tous des envies différentes, c’est pourquoi je préfère être seule quelque fois, c’est moins lourd pour moi. Bravo Jean Luc pour ce circuit très riche en visites ; je sais tout le travail que tu as effectué. Merci.

Malgré la tourista qui me perturbe légèrement en arrivant en Hongrie, le bilan est très positif. J’avais envie depuis longtemps de visiter la ROUMA NIE, et je suis ravie d’avoir découvert ce pays si proche de chez nous et en même temps avec quelques fois un siècle de retard.

La Roumanie, carrefour d’influences occidentale, byzantine, slave et orientale, est une vraie destination routarde (le coût de la vie y est l’un des moins élevés d’Europe. Un pays très attachant qui a durement lutté pour se libérer d’un dictateur fou. Ensuite, il lui a fallu lutter pour acquérir sa place au sein de l’Union européenne. Enfin, la Roumanie se bat encore contre des préjugés.

Certes, les stigmates du communisme sont encore bien présents par endroits mais la Roumanie a de nombreux atouts pour séduire : une nature généreuse, propice aux randonnées et à l’observation d’oiseaux (le delta du Danube abrite la plus grande réserve naturelle de pélicans d’Europe), une campagne authentique où les travaux des champs se font encore se façon traditionnelle comme autrefois, des villages préservés
Francophiles et souvent même francophones, les Roumains communiquent facilement et cette hospitalité est un des grands attraits du pays.
Les amateurs de culture et de vieilles pierres ne seront pas en reste en Roumanie, entre l’architecture élégante des villes médiévales de Transylvanie, les châteaux de contes de fées, les églises en bois du Maramureş et les monastères peints de Moldavie, des ensembles uniques au monde, classés d’ailleurs au Patrimoine mondial de l’Unesco.
À seulement 2h d’avion de Paris, quel dépaysement !

ATTENTION …..Pour lire la suite….

changement de page sur la droite….. voir LA SLOVENIE

 

 

12 Réponses à “En ROUMANIE et BILAN”

  1. Valou Dit :

    Coucou ma mumu. C est toujours un plaisir de lire tes periples bien que tu me sembles un peu a cran avec tes petits soucis internet…ah les nouvelles technologies… C est vrai que tu es bien courageuse de partir presque solo dans ton precieux…j espere que tu t entends bien avec tes compagnons de voyage.fais attention a toi surtout avec tous les fous du volant que tu croises et essaies de profiter au max. Je me serais bien teletransportee en Autriche avec toi! On t embrasse fort. Valou

  2. Lydia Dit :

    Me revoilà par ici! :)

    Valou (coucou! ;) a écrit ce que je ressens aussi.
    Pas évident de se suivre sur autant de kms!..
    Nouvelle expérience.

    Oui fais bien attention à toi.
    C’est très pénible en effet ce changement de régime quand on conduit, passant d’une vitesse de croisière à une lenteur d’escargot! et sur autant de bornes!!

    Vais voir tes nouvelles photos!
    A bientôt!
    Gros bisous!

  3. mimi Dit :

    belles photos qui me font penser à une chanson de Serge Lama (réécrite à ma sauce)

    Et d’aventures en aventures, de kilomètres en kilomètres, non jamais je te le jure, je n’ai pas oublié Budapest.

    Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, je ne vous propose pas d’essayer la routine…elle est mortelle.

    Continue à nous faire rêver.

    Biz

  4. Langlois Dit :

    Merci pour les photos et les commentaires, comme d’hab nous faisons le voyage avec toi.
    Ne t’énerve pas sur les gps et au besoin trouve toi une carte papier pour te conforter.
    Bon courage pour tes connexions, mais tu sais j’ai les mêmes soucis à Paris.
    Nous contactons demain Michel pour le retrouver lundi 4 en fin d’après midi afin qu’il nous confie les clés.
    Bon courage, bon voyage et plein de bises.
    O & M

  5. Hugo Dit :

    Coucou, comme dit plus haut, attention à toi et à vous.
    Bisous de tout le monde, les filles t’embrasse, Maëlys comprend pas trop encore.

  6. Langlois Dit :

    Ns sommes à Bonneval et nous partirons lundi pour Challans.
    Il semble que tu en ai vu de belles sur les routes, sois prudente.
    Apparemment la région a l’air intéressante du point de vue culturel et géographique, profites.
    Odile et moi t’embrassons, à bientôt sur la toile.

  7. jocelyne LEBLANCHE Dit :

    Quel courage, moi qui voyage souvent cool et confort, je suis admirative d’autant que tu sembles être le plus souvent seule à te déplacer. Tes commentaires sont bien intéressants.
    Je suis restée en Roumanie à Bucarest et Mogosoaîa (je ne sais plus l’écrire) en 1970 pour le film avec mon père « Les mariés de l’an 2 (avec Belmondo et M.Jobert) Je n’ai vu que la capitale et Brashov station de ski. C’était les années noires du tyran Ceaucescù. Les gens étaient très attachants et j’en ai conservé de très bons souvenirs. Merci de me faire visiter et apprécier à nouveau ce pays. Cela dit, ce n’est pas un voyage facile, je vois que les routes ne se sont guère améliorées en 48 ans ! à part peut-être les lieux touristiques. Continue à nous éduquer et profite bien des belles églises et des curiosités à ne pas manquer.
    Gros bisous
    A +

  8. annick Dit :

    J’avais pris beaucoup de retard sur ton périple, mais j’ai bien rattrapé et suivi tout ton voyage avec grand intérêt et je vois que réaliser ses rêves n’est pas tous les jours facile, tu es vraiment courageuse de faire toute cette route pratiquement seule tu es solide comme un roc!!! rien qu’a te lire je frissonne de penser à toi sur les routes. Tu te rappelle lorsque le soir nous étions toutes les deux à Maurice pas du tout rassurée!!!
    gros bisous

  9. Cathy Dit :

    Coucou Mumu,

    Je viens de prendre un peu de mon temps pour lire ton livre d’aventurière.
    Profites-en bien, car ici, chaleur étouffante et pleins d’orages, de la pluie annoncée toute la semaine prochaine. Je te fais pleins de bisous Challandais et à bientôt.

    Cathy

  10. jocelyne LEBLANCHE Dit :

    Waouh ! Belles photos, il faudrait écrire un guide au retour…. et le publier bien sûr. Beaucoup de souvenirs à rapporter, c’est super. Je te fais de gros bisous courage… A bientôt Jocelyne

  11. Annie Baron Dit :

    De retour de Calella (ça te rappellera sans doute quelque chose), je me suis précipitée sur ton blog pour voir où tu en étais de ton périple et de tes aventures.
    De toute évidence, tu vois des merveilles que tu mérites bien car les trajets ne sont pas sans danger!!!
    Continue à être prudente et profites de toutes ces splendeurs.
    Bisous
    A bientôt
    Annie

  12. Langlois Dit :

    Nous venons juste de trouver un moment pour lire ton blog.
    Une pensée pour toi lorsque tes nuits sont courtes!
    Nous sommes toujours heureux de partager tes aventures et nous constatons que tu es toujours saine et sauve et que tu te sort de toutes ces difficultés avec bonheur.
    Nous avons repris la vie parisienne sans trop de mal malgré les prix exorbitants comparés à ceux de la Vendée où la douceur de vivre porte bien son nom à tout point de vue.
    A bientôt de te lire.
    Bisous
    OetM

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